Côté bio dans les boutiques Barajas, c’est le moment de découvrir et de déguster la production locale de fraises de la Ferme du Hérisson.
   19/05/2020 10:12:51     Fruits et Légumes , Saison , Barajas & Co , Tendances    0 Commentaires
Côté bio dans les boutiques Barajas, c’est le moment de découvrir et de déguster la production locale de fraises de la Ferme du Hérisson.

Côté bio dans les boutiques Barajas, c’est le moment de découvrir et de déguster la production locale de la Ferme du Hérisson située à St-Etienne-d’Orthe (environ 20km de Soorts-Hossegor).

Une belle reconversion vers l’agriculture biologique de notre partenaire agriculteur Julien.

Julien Hérisson, propriétaire de l’exploitation s’est reconverti dans l’agriculture en autodidacte à 39 ans, après une carrière d’assureur à Peyrehorade. Il effectue sa première récolte en 2020.

La ferme du Hérisson comporte 8.7 ha. dont 0.7 ha.en production, où sont plantés des fraisiers de la variété Magnum et Sunsation, abrités sous des tunnels et capable de produire jusqu’à 150 kg de fraises par jour au pic de la saison.

De pleine terre et sans être abritées sous serre, les fraises de Julien sont exposées aux intempéries, aux rayons du soleil et se gorgent des éléments nutritifs issus d’un sol vivant procurant au fruit une typicité et un goût unique.

Ne soyez pas étonnés si vous ne les trouvez pas exactement les mêmes d’une semaine à l’autre, c’est tout simplement le goût du terroir !

Vous pouvez venir déguster les fraises de la Ferme du Hérisson au rayon  Bio de Barajas à 3.90€ la barquette de 250 g (en ce moment), ainsi que des fraises à confiture sur commande.

Il y a quelques jours, Julien s’apprêtait à planter des haricots entrecoupant les rangs de fraisiers afin de diversifier ses cultures tout en complexifiant sa parcelle, la rendant plus résiliente à d’éventuelles maladies.

Les autres parcelles sont pour l’instant en cours de préparation. Avant de planter un futur verger en 2021, Julien effectue un travail du sol méticuleux afin de redonner vitalité et fertilité à des sols qui ont subi 50 ans de monocultures de maïs et de laboure. Un an de jachère, un semis d’engrais vert puis des apports successifs de composte et de fumier sont nécessaires pour recharger le sol en matière organique afin de nourrir les microorganismes qui rendront disponibles les macro et micro-éléments indispensables à la croissance des plantes.

L’esprit de culture en accord avec la nature : les pratiques biologiques sont raisonnées et logiques.

Certifié bio, Julien apporte une attention toute particulière aux écosystèmes demeurant dans la ferme.

portion de champ de fraises ferme du herisson

Il n’utilise aucun pesticide ou insecticide et préfère par exemple l’emploi d’huile essentielle d’orange pour lutter contre l’oïdium, et les principaux ravageurs (limaces, mulots) sont contrôlés grâce à des produits autorisés par la certification, faute de prédateurs naturels dont les habitats sont souvent détruits - c’est le cas du hérisson – quand ils ne sont pas abattus illégalement car dit nuisible aux élevages de canards - c’est le cas du renard. Ces produits utilisés en agriculture biologique consistent à couper la faim des nuisibles évitant ainsi l’empoisonnement d’autres animaux ou de leur prédateurs naturels.
La fertilisation est naturelle, à base de composte, fumier et purin d’orties. Le désherbage, mécanique ou manuel, est limité et toujours effectué en rotation afin d’offrir refuge aux auxiliaires de cultures (syrphe, coccinelles, abeilles,…) et de conserver une biodiversité sur site.

Un double-enjeu se présente chaque année pour réussir la production : réussir sa production et constituer son équipe pour la réussir.

Dès sa 1ère saison, Julien s’est aussi confronté à la problématique de la constitution de son équipe pour mener à bien son projet de récolte de fraises. Cette année, cette grande problématique s’est encore plus accentuée dans le monde agricole avec la crise de la crise sanitaire et la fermeture des frontières. Même si des solutions ont pu être trouvées pour certains, quelques récoltes sont restées dans les champs.

Comme beaucoup de ses confrères, Julien s’est retrouvé sans personnel au début de cette crise. Mais l’esprit de solidarité et familial a œuvré dans la Ferme du Hérisson, comme un peu partout en France.

C’est sa fille de 18 ans, Charlotte, qui l’épaule à la ferme pendant son temps libre qui a su rassembler quelques camarades de classe pour ramasser les fraises en urgence. Une collaboration qui a rencontré un vif succès car les lycéens se sont tous vu offerts un contrat de saisonnier, de quoi les occuper pendant les grandes vacances !

Merci à Julien et à toute l’équipe pour nous avoir fait découvrir la ferme du Hérisson !

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